republique

Samedi 11 décembre 2004

 

 

Chers Citoyens, Chères Citoyennes,

Laissez moi dans un premier temps me présenter à vous en toute simplicité :

Je suis discothécaire dans une ville qui a accueilli l'élection de Miss France et la Starc Ac ! le même jour ! Avec ces précieuses informations je pense que vous avez déjà trouvé cette magnifique ville !

A part mon boulot,  j'ai une  passion qui passe mal y paraît : je suis un militant politique d'une formation politique de Gauche et vraiment à Gauche ! : le Mouvement Républicain et Citoyen , un parti, je dirai qui vous veut que du bien:

Déclaration de Principes de Mouvement Républicain et Citoyen :

"Le Mouvement Républicain et Citoyen est fondé sur le rassemblement des citoyens qui veulent œuvrer en tous domaines à l'accomplissement de la République.
Le Mouvement Républicain et Citoyen regroupe tous ceux qui se reconnaissent dans ses principes et veulent fonder le renouveau de la vie publique sur les principes de la République. Face aux dérives libérales, aussi bien de ceux qui ont oublié la nation que de ceux qui ont oublié le peuple, le Mouvement Républicain et Citoyen appelle les citoyens à relever le défi lancé à la démocratie en faisant vivre aujourd'hui et concrètement l'exigence progressiste et républicaine.
Il affirme que la souveraineté du peuple est l'outil de la liberté et la condition du plein exercice de la citoyenneté. Face à la mondialisation financière, contraire aux besoins de l'humanité et aux équilibres de notre planète, destructrice des cultures et des solidarités, le Mouvement Républicain et Citoyen veut promouvoir l'indépendance de la nation, - cadre naturel de la démocratie -, la résistance à l'hégémonie libérale et œuvrer pour un monde multipolaire refusant la loi des empires.
La souveraineté populaire est la condition des libertés publiques, de l'égal accès à l'instruction et à la culture et des droits sociaux au travail, à un revenu décent, au logement, à l'accès aux soins.
Le Mouvement Républicain et Citoyen agit, dans l'esprit de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et du préambule de la Constitution de 1946, pour ancrer dans la réalité les principes républicains de liberté, de laïcité, d'égalité des droits et des chances, de justice sociale et de fraternité. Il combat les obstacles posés à l'accomplissement de chacun et les discriminations fondées sur la fortune, l'origine, le sexe ou les convictions.
L'intérêt général doit dicter l'effort du pays pour promouvoir une croissance économique au service de l'emploi, respectueuse de l'environnement au service des choix exprimés par les citoyens. Il suppose un service public fort et moderne, un Etat anticipateur et mobilisateur, un environnement favorable à l'initiative des entreprises. Relever la valeur du travail est une exigence de justice sociale et une condition de la réussite individuelle et collective.
Le Mouvement Républicain et Citoyen, refusant de voir l'Union européenne devenir le relais de la mondialisation libérale et défaire les nations citoyennes, se prononce pour une Confédération européenne, respectueuse des nations qui la composent, ouverte à l'Est et solidaire du Sud. Il veut promouvoir le dialogue des cultures, à l'encontre des stratégies de confrontation Nord-Sud, et fait du codéveloppement l'outil de la lutte contre le sous-développement et pour la justice.
La nation citoyenne et laïque, qui unit des citoyens et non des communautés, est la matrice de relations internationales libérées de la domination, des régressions ethniques, éclairées par la recherche de valeurs universelles et refusant la marchandisation du monde."

Le Logo de mon parti le Mouvement Républicain et Citoyen :

Ouf ! ça va, c'est pas trop long mais quand même pour aujourd'hui je m'arrêterai là et demain je vous livrerai en exclusivité le dernier discours de son fondateur avant de vous parler de l'actualité politique européenne!

A demain donc ! Citoyens ! Citoyennes !

 

 

Par koffi ghyamphy
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Dimanche 12 décembre 2004

Enfin sans plus attendre le dernier discours à ce jour de son fondateur, je vous présente le Ché, Monsieur Jean-Pierre Chevènement vous parle :

" Deux ans après le Congrès de Saint-Pol sur Mer, nous avons résisté à l'offensive des dirigeants socialistes organisée dès le 22 avril 2002 pour nous éradiquer. Il était si commode de nous transformer en bouc émissaire de leur échec ! Pour que rien ne change, il fallait surtout que nous fussions coupables ! Lionel Jospin a ainsi évité que le droit d'inventaire qu'il revendiquait à l'encontre des gouvernements de François Mitterrand puisse s'exercer à l'encontre de sa propre gestion.

I - Qu'on le veuille ou non, depuis mars 1983, les choix européens dominent de plus en plus les choix nationaux.

Le choix de la monnaie forte et d'une ouverture inconditionnelle à un libéralisme sauvage a installé la France dans un chômage de masse. Les marchés financiers ont pris le pouvoir. Les inégalités prospèrent. La désindustrialisation a entraîné depuis vingt ans la disparition de 1,5 millions d'emplois industriels, ceux-ci passant de 5,5 à 4 Millions.

Les tenants de cette politique nous expliquent que c'est le résultat de la mondialisation. Ils oublient de nous rappeler qu'en transférant au niveau européen la politique monétaire, la politique de change, la politique budgétaire, la politique industrielle, ils se sont privés des moyens d'y riposter. L'Europe libérale est un ventre mou, ouvert à tous les vents, offert à tous les coups. C'est ainsi que le dollar, en trois ans, a pu dévaluer de 62 % sans entraîner aucune riposte au niveau de la Banque Centrale Européenne.

C'est une hypocrisie manifeste de prétendre qu'il est possible, dans un tel carcan, de pratiquer une politique de gauche ou même tout simplement conforme à l'intérêt national. Certes les gouvernements de Michel Rocard de 1988 à 1990, et celui de Lionel Jospin, de 1998 à 2000, ont bénéficié des effets tardifs d'une reprise enclenchée cinq ans auparavant dès 1982 et 1992, de l'autre côté de l'Atlantique. Ce décalage -les gouvernements attendent comme Sœur Anne la reprise américaine- illustre le bénéfice que tire l'économie américaine du privilège du dollar : « Le dollar est notre monnaie mais c'est votre problème » disait un ancien Secrétaire américain au Trésor. La Banque Centrale Européenne et les gouvernements européens sont incapables d'organiser la riposte. Sans doute il y a eu en France en 1997-1999 les emplois jeunes et la CMU, mais ces réformes étaient modestes. Quant aux 35 heures et à l'APA, il faut se rappeler qu'elles étaient financées, s'agissant des 35 heures, par la modération salariale dans les entreprises ou la dégradation du service public, ainsi dans les hôpitaux publics et, s'agissant de l'APA, par la fiscalité départementale.

La vérité de Maastricht à Amsterdam, et de Lisbonne à Barcelone, est que les gouvernements de gauche ont accepté les mêmes contraintes qui pèsent aujourd'hui sur les gouvernements de droite et qui pèseraient sur eux de la même manière, à quelques corrections marginales près, s'ils se trouvaient aux affaires.

Dois-je rappeler que le pacte de stabilité budgétaire à Amsterdam, la flexibilisation du marché du travail à Lisbonne, l'engagement à Barcelone de réduire le déficit à moins de 3 % dès 2004, la libéralisation du service public de l'énergie et le recul de cinq ans de l'âge de cessation de l'activité également à Barcelone sont des décisions prises solidairement par Jacques Chirac et Lionel Jospin ?

Il faut mettre le holà à ce cynisme. Qui peut croire que le programme de M. Lamy peut infléchir la politique de la Commission Barroso dominée par les ultra-libéraux ? Tel n'est pas son but. Son but est d'influer sur le vote des militants socialistes français en les faisant rêver à des réformes inapplicables -l'harmonisation fiscale par exemple du fait de l'opposition des travaillistes britanniques eux-mêmes- ou à des mesures purement optiques (« rebaptiser Lisbonne ») ou insuffisantes (financement de dix projets d'infrastructures seulement alors qu'un engagement beaucoup plus ambitieux avait été pris en 1994 par Jacques Delors) ou franchement dangereuses (l'augmentation d'un budget européen, dont nous savons qu'il est particulièrement mal géré, dans le domaine de la recherche par exemple ou encore l'instauration d'une politique de quotas en matière d'immigration contraire à notre tradition et dont il vaudrait mieux laisser la paternité à M. Sarkozy).

Nous disons halte à ce concours d'hypocrisie ! M. Zapatero se drape dans l'identité supposée de l'Europe à venir pour prôner le « oui » mais son ministre des Finances, M. Pedro Solbes, s'inquiète de voir la politique de change échapper à la Banque Centrale Européenne pour tomber dans la main des gouvernements. Propos paradoxal dans la bouche d'un socialiste mais nullement surprenante dans celle de l'ancien Commissaire européen, gardien vigilant du pacte de stabilité budgétaire. Le Président du PSE, M. Rasmussen, n'hésite pas à écrire quant à lui : « La base du traité de Rome, c'est l'économie libérale. Ensuite, si on regarde les traités postérieurs, pierre par pierre, pas à pas, graduellement, nous avons créé un cadre de plus en plus solide pour une économie sociale du marché » . De qui M. Rasmussen se moque-t-il ? Faut-il qu'il se soit crevé les yeux pour ne pas voir que l'histoire, depuis vingt ans, est au contraire celle de l'abandon de toutes les politiques publiques nationales au bénéfice du grand marché ?

Ce déferlement d'hypocrisie spécule sur l'intoxication et la décérébration organisée des masses. Il n'oublie qu'une chose : c'est que le citoyen n'est pas mort. M. Zemmour, dans le Figaro, évoquait il y a un an, avec le talent qu'on lui connaît, « l'armée morte des chevènementistes ». Eh bien « l'armée morte » est là et elle va ressurgir et donner des leçons à l'occasion de la campagne référendaire à tous ceux qui ont voulu nous enterrer vivants !

II - C'est pourquoi le MRC a décidé d'affirmer puissamment son identité dans les temps qui viennent :

1. A travers la campagne référendaire bien sûr, qui fera apparaître la continuité de notre combat, non pas contre l'Europe mais contre son détournement au profit des forces de l'Argent. Car nous sommes des Européens, mais des euro-réalistes. Nous croyons à la nécessité de faire surgir entre les Etats-Unis et la Chine un acteur stratégique européen à l'échelle mondiale. Mais pas la grande zone de libre échange à 25-28 ou 33 inféodée à l'OTAN que nous propose la Constitution européenne ! Celle-ci interdit de fait les coopérations renforcées qui peuvent seules permettre l'émergence d'une Europe-puissance, et d'abord autour du couple franco-allemand, coopérations destinées par exemple à doter la zone euro d'un véritable gouvernement économique, ou à organiser à cinq ou à six une politique de défense authentiquement européenne.

Parce que nous sommes des démocrates, attachés à la souveraineté populaire, nous refusons que l'Europe soit le paravent de la confiscation du pouvoir par des oligarchies libérales. Nous voulons une Europe des nations volontaire, démocratique, indépendante et solidaire. Cela suppose une différenciation, bref la création d'une Europe à géométrie variable par la facilitation des coopérations renforcées.

*

Au parti socialiste, les bouches s'ouvrent : j'ai lu avec attention, dans Libération, les critiques faites par Laurent Fabius au projet de Constitution européenne : sur six questions décisives, ses critiques rejoignent les nôtres : la réforme des statuts de la Banque Centrale, les questions budgétaires et notamment la révision du pacte de stabilité, la remise en cause de la prééminence absolue au dogme de la concurrence et parallèlement la garantie des services publics, le refus de l'inféodation de la défense européenne à l'OTAN, la facilitation des coopérations renforcées, la défense de la laïcité enfin.

La seule vraie différence entre les positions défendues par Laurent Fabius et celles du MRC vient de ce que nous inscrivons la construction de l'Europe dans le prolongement des nations et par conséquent du patriotisme républicain ouvert à l'Universel, qui vit en chacune d'elles. Nous ne mettons pas la nation en congé. Inversement, nous ne croyons guère à la création rapide d'un « patriotisme constitutionnel » européen mais nous souhaitons voir émerger un « espace européen de débat », nécessaire à l'approfondissement de solidarités vécues par les peuples européens.

En ce sens, le refus de la guerre d'Irak par la plupart des opinions publiques européennes et par conséquent du « choc des civilisations » voulu par l'Administration Bush, a été un événement fondateur, contrairement à ce qu'a affirmé Pierre Moscovici. Il n'eût pas été possible sans la fermeté méritoire de la diplomatie française. Europe européenne ou Europe américaine, tel est bien le fond du débat.

Si nous sommes viscéralement attachés, comme républicains, à la souveraineté populaire, nous ne refusons pas les délégations de compétences, dès lors qu'elles sont démocratiquement exercées et contrôlées. Or, de telles délégations ne sont possibles que s'il y a un intérêt commun partagé entre des pays ayant des structures économiques relativement homogènes, et étant déjà parvenus, dans certains domaines, à une conscience politique commune. Ce n'est pas le cas et ce ne sera pas le cas dans l'Europe à 25, à 28 ou à 33.

2. Merci, grand merci à Jacques Chirac d'avoir organisé un référendum dans le pays. Merci, grand merci à François Hollande d'en avoir fait de même dans son parti. Ils ont contribué à réouvrir un large espace au débat démocratique.

D'autant plus scandaleuse est la frénétique mobilisation des partisans du oui, appuyés par la quasi totalité du système politico-médiatique en France et en Europe. « Populistes », « démagogues », « poujadistes », coupables de « trahison », « renégats », le procès est instruit à charge et sans ménagement.

Les présumés « Albanais » que nous sommes depuis 1983 ne sont guère surpris de cette violence. Que les tenants du « non » au sein du parti socialiste ne se laissent pas ébranler : cette hargne manifeste surtout qu'ils ont touché juste. Nous les encourageons à résister, à ne pas se laisser intimider, à juger par eux-mêmes, en citoyens avertis et conscients de l'importance de leur vote. Il y a plus de courage à refuser de laisser graver dans le marbre d'une « Constitution » des orientations libérales dont a cru pouvoir s'accommoder pendant le délai nécessaire à la création de la monnaie unique, sans vouloir pour autant en prendre pour cinquante ans, espérance de vie accordée par Valéry Giscard d'Estaing à sa Constitution ! Oui, il y a à cela plus de mérite qu'à vouloir maintenir ouverte pour l'éternité cette orientation qualifiée il y a vingt et un ans de « parenthèse libérale ».

*

Qu'est-ce qui fait la une des médias, ce week-end ? A Paris le couronnerment de Nicolas Sarkozy dont je m'étonne que Mgr Lustiger ne lui ait pas ouvert Notre Dame, Nicolas Sarkozy champion du oui, et en parallèle, à Madrid le concert des pleureuses social-libérales, adjurant les socialistes français de voter oui. Deux fois oui, des oui comme s'il en pleuvait ! Et notre « non républicain » là-dedans, qui donc dans les médias va le relayer ? Il doit bien sûr être entendu, comme le disait Jacques Delors dès 1992, que les partisans du « non » doivent se retirer de la vie politique. Vision social-chrétienne, totalitaire en fait, résurrection du droit divin au détriment du débat républicain !

Demain, les mêmes s'attaqueront à Georges Sarre, à qui vous avez confié le soin d'animer le parti dans cette bataille référendaire. Ils crieront -les bons apôtres- à l'archaïsme. Nous répondrons : continuité, enracinement de Georges Sarre dans l'engagement militant sans tache de toute une vie. Ces choix de justice sociale et de souveraineté populaire que nous avons portés dès avant Maastricht, et souvent dans une certaine solitude, font la preuve de leur pertinence intacte et de leur actualité toujours plus grande, pour ne pas dire de leur vertu prémonitoire. Georges Sarre saura les faire valoir dans la période qui s'ouvre devant nous.

Ces attaques prévisibles sont à l'honneur de ceux qui en feront l'objet et pas de ceux qui les lanceront ou les répercuteront. Georges Sarre est le symbole de notre continuité. Il saura créer la dynamique populaire dont nous avons besoin. Nous saurons non seulement assumer les attaques mais plus encore les retourner contre leurs auteurs, qui se croient modernes mais qui sont mille fois plus ringards dans leur conformisme que les militants lucides et courageux qui ont mené tant et tant de combats pour la justice et contre la domination de l'Argent, contre le diktat du Capital, l'arrogance des puissants, le règne implacable des marchés financiers, la souveraineté de l'Actionnaire, et les plans sociaux, la longue cohorte des chômeurs et des licenciés, la précarité qui s'étend, les inégalités abyssales qui se creusent, l'ascenseur social bloqué, le racisme et la jeunesse privée d'avenir.

3. L'identité du MRC, ce n'est pas seulement l'Europe des peuples, celle des nations volontaires, pour affirmer ensemble leur volonté d'indépendance et de progrès. Notre identité, c'est le travail et le monde du travail que nous n'avons jamais dévalorisé mais que nous voulons au contraire voir reconnaître et revaloriser. C'est le travail bien formé, c'est l'Ecole républicaine, avec une haute ambition éducative pour tous les jeunes, loin du « socle minimal » synonyme de médiocrisation proposé par le rapport Thélot, expression que François Fillon s'est cru obligé de reprendre dans son projet de loi. Cette idée de « socle minimal » mélange deux notions très différentes : l'accent à mettre sur les apprentissages fondamentaux qui est du ressort de l'Ecole élémentaire que nous approuvons et la primarisation du collège dont l'idée de « socle », opposé aux programmes, rapetisse l'ambition et que nous combattons.

Toutes les propositions de François Fillon ne sont pas mauvaises mais ce qui est plus que critiquable c'est le débat national biaisé qu'a lancé son prédécesseur et surtout le rapport Thélot qui illustre la suprématie et la continuité d'une technostructure qui se donne bonne conscience en encourageant les dérives pédagogistes aux dépens d'une Ecole républicaine exigeante et structurée. Or seule celle-ci est dans l'intérêt des classes populaires qui n'ont pas les moyens de payer des précepteurs ou des établissements privés. Les mêmes idéologues qui ont élaboré la loi d'orientation de 1989 continuent de dicter très largement le texte et le contexte du projet de loi Fillon.

4. L'identité du MRC, c'est aussi l'amour de la liberté qui va avec la laïcité et avec le souci de la sûreté du citoyen qui n'a rien à voir avec la politique « poudre aux yeux » de M. Sarkozy (montée de la délinquance contre les personnes, remise en cause subreptice de la police de proximité, dérive communautariste).

5. L'identité du MRC, c'est encore et peut-être surtout l'attachement à l'Egalité, le souci donné à chacun d'aller au bout de ses possibilités et de ses talents, c'est le service public, réduit par le projet de Constitution européenne, à une sorte de SMIC baptisé service d'intérêt économique général, bref un service public minimal au détriment des plus pauvres et des territoires isolés.

6. L'identité du MRC, c'est enfin, je n'hésite pas à le dire, l'internationalisme qui, comme l'avait bien vu Jaurès, suppose les nations mais pense simultanément leur fraternité. L'internationalisme, ce n'est pas l'européisme comme l'assènent les tenants du oui au sein du PS, souvent synonyme de repli égoïste, voire identitaire. Certes, il n'est nullement incompatible avec l'idée d'un acteur stratégique européen dans un monde multipolaire. Mais aujourd'hui, l'internationalisme, c'est d'abord le souci des rapports Nord-Sud et d'abord du Sud profond, de l'Afrique, mais aussi du monde arabo-musulman qu'on a volontairement acheminé vers une régression islamiste, dont on voudrait se servir aujourd'hui pour le réduire encore, le démoniser, le frustrer de ses richesses et de son avenir.

Oui, nous portons une autre conception des relations internationales que celle de M. Bush et là encore nous avons été des précurseurs !

III - Face à M. Bush ou derrière lui ?

On veut nous faire croire que face à George Bush réélu, il faudrait faire bloc pour voter « oui » à la Constitution européenne.

Mystification !

1. Quelle est la politique de M. Bush ? D'abord et avant tout s'assurer la maîtrise des gisements pétroliers du Moyen-Orient pour pouvoir contrôler à la fois l'Europe, le Japon et une Chine en pleine croissance. Et pour cela M. Bush organise la régression du monde musulman dans l'intégrisme pour le réduire, l'abaisser, le contenir et en définitive confisquer ses richesses. On crie « chien méchant ! » sans jamais dire qui a rendu méchant l'animal. Or, toute la politique des Etats-Unis a toujours favorisé l'intégrisme depuis leur alliance fondatrice avec le wahhabisme, en passant par l'Afghanistan jusqu'à l'invasion de l'Irak en 2003 qui a bien évidemment fait le jeu du terrorisme que par ailleurs on prétendait combattre !

Le problème israélo-palestinien restera sans solution, si l'on en croit les dernières déclarations de George Bush : pas d'Etat palestinien avant 2009, fin de son mandat. Il est difficile d'être plus clair ! L'extrémisme dans le monde musulman aura ainsi de beaux jours devant lui ! En refusant le règlement politique d'un conflit pendant depuis plus d'un demi-siècle, l'Hyperpuissance nous enferme dans ce qui ressemble de plus en plus à une guerre des civilisations. George Bush en Irak entend imposer son gouvernement fantoche. On ne peut exclure aujourd'hui une escalade de la guerre contre l'Iran. La guerre préventive, ne l'oublions pas, reste la doctrine officielle de l'Administration Bush.

Tout montre que la France a de plus en plus de peine à résister à l'alignement sur la politique américaine. Et ce n'est pas M. Sarkozy qui arrangera les choses ! Regardons la réalité de l'Europe actuelle : la majorité des 25 gouvernements de l'Union Européenne se situe franchement dans l'orbite de la politique américaine. C'est pourquoi les mécanismes prévus par la Constitution européenne nous ancreront dans l'inféodation. Le texte même de la Constitution oblige pour toute initiative de politique extérieure à une concertation préalable et impose par ailleurs que la politique de sécurité et de défense commune soit compatible avec celle définie dans le cadre de l'OTAN.

2. Dans cette Europe qui s'élargit toujours plus vers l'Est, dans le sillage de l'OTAN, il n'y a aucune chance qu'une Europe européenne, c'est-à-dire indépendante, puisse jamais s'affirmer ! La politique de George Bush et de Condolezza Rice vise clairement, à travers l'affaire ukrainienne à enfoncer un coin entre la Russie et l'Europe occidentale. M. Bush peut compter pour cela sur M. Barroso, l'organisateur du sommet des Açores.

Le danger est immense d'ouvrir à nouveau la voie au terrorisme et à la guerre, avec l'élargissement de l'Europe toujours plus à l'Est, hier dans les Balkans puis l'Ukraine, demain le Caucase, le Kurdistan et le Moyen-Orient. Tout cela, au nom du fameux « droit d'ingérence ». On nous disait hier « L'Europe c'est la paix » et si l'extension continue de l'Europe vers l'Est, demain, signifiait la guerre ?

La Constitution européenne nous asservira à la politique hégémonique des Etats-Unis, en pleine contradiction avec l'intérêt européen qui implique une politique de dialogue, de respect mutuel et de paix avec nos voisins de l'Est et du Sud, et particulièrement avec la Russie et avec les pays de la rive Sud de la Méditerranée qui sont les grands oubliés de cette Europe là.

IV - Toutes les raisons que nous avons de dire « non ».

Dans l'ordre économique aussi, la Constitution européenne nous ligotera définitivement. Nous serons asservis au processus de la mondialisation libérale.

1. Comment peut-on vouloir enrayer ce processus et commencer par dire oui à une Constitution européenne qui soustrait au suffrage universel la Banque Centrale et, ne lui assignant que la mission de lutter contre l'inflation c'est-à-dire de préserver la valeur des actifs, la met exclusivement au service des rentiers ?

Avec un dollar à 1,32 euro, nos entreprises sont de plus en plus incitées à délocaliser leurs activités ou à faire fabriquer à l'étranger leurs composants, comme Airbus aux Etats-Unis (plus de 50% pour l'Airbus A380).

2. L'affirmation du principe de concurrence comme un dogme surmontant l'édifice et réduisant l'énoncé de soucis comme celui de l'emploi ou des services publics à de simples voeux pieux nous enfermerait dans un carcan libéral à perpétuité.

3. Car pourquoi parle-t-on de « Constitution », dès lors que le texte n'a que la valeur juridique d'un traité ? Tout simplement pour préparer les esprits à l'effacement des nations et des Constitutions nationales elles-mêmes, au prétexte de la supériorité du droit communautaire sur le droit interne. Il suffira pour cela d'un arrêt de la Cour de Justice des Communautés européennes ! Et pour s'arracher à ce déclin organisé on n'aurait plus le droit de dire « Non » ? Alors que le non nous apparaît comme un véritable devoir civique !

4. J'ajoute que cette « Constitution » n'est pas européenne. Non ! Elle est antieuropéenne ! Elle interdirait, si elle était adoptée, le développement naturel de l'Europe par la voie des coopérations renforcées, c'est-à-dire une différenciation positive permettant la construction d'un véritable acteur européen stratégique. A 29, les coopérations renforcées ne peuvent se faire qu'à dix. Elles devraient être approuvées par la Commission, le Parlement européen et le Conseil statuant de surcroît à l'unanimité en matière de défense ! Autant dire qu'elles seraient impossibles ! Les fameux « groupes pionniers » évoqués par le Président de la République seraient morts nés.

5. Il y a bien d'autres raisons de voter « non ». Comme l'a dit Patrick Quinqueton, il y a celles qui nous ont faire dire « non » à Maastricht il y a douze ans, mais il y a aussi quelques raisons supplémentaires : l'adoption d'une telle « Constitution » marquerait le franchissement d'un seuil en gravant dans le marbre des politiques que nous combattons depuis toujours. Elle ferait durablement de l'Europe la banlieue de l'Empire américain. Ce serait la fin de notre politique étrangère indépendante. Ce serait plus qu'une démission pour la France mais une abdication véritable !

Il m'arrive de me demander si nos dirigeants ont vraiment lu le texte qu'ils ont signé et qu'ils nous proposent. Ile me rétorqueront sans doute qu'il ne faut pas avoir la religion des textes, mais je suis bien placé, d'expérience, pour savoir que ces textes s'imposent aux gouvernements.

Hubert Védrine, dont l'acuité du regard m'a toujours rempli d'admiration, a recensé toutes les raisons qu'il y a de dire non presque mieux que je ne saurais le faire moi-même : « Réalisme, idéalisme europhile ou inconséquence - notre pays s'est privé ces dernières années de plusieurs de ses leviers d'influence. -Je le cite- Il a accepté, au nom de l'intérêt général, de renoncer à son second commissaire, ce qui nous en laisse un sur vingt-cinq. De ne plus avoir que 87 parlementaires européens, puis 72 à partir de 2004, quand l'Allemagne en conserve 99. Et bientôt, de ne peser que 13 % des droits de vote au conseil dans le cadre démographique de la « double majorité » quand l'Allemagne comptera pour 18 %. Cela ne peut pas être sans conséquences. Malgré cela, des responsables politiques et des commentateurs français appellent de leurs vœux comme un indispensable progrès, une extension du vote à la majorité. Dans l'état actuel des choses, cela minorerait encore plus sûrement les positions françaises et de la gauche française en particulier. … Les populations ne semblent pas souhaiter que le processus d'intégration aille au-delà des limites déjà atteintes. Qu'il s'agisse de l'intégration économique qui paraît malheureusement se confondre avec la mise en concurrence avec le monde entier, les migrations, les délocalisations. Ou d'une intégration politique accrue qui menace de désintégrer les Etats nations, seuls cadres crédibles et repères visibles et compréhensibles à ce stade, de la démocratie politique et de la cohésion sociale, ne serait-ce que pour des raisons de proximité et de langue. D'où ces électorats circonspects, attachés à leurs identités malmenées et qui, face à une fuite en avant proclamée obligatoire et qui leur est de plus en plus extérieure, n'opposent plus que de la défiance d'une abstention massive et fataliste. » Fin de citation.

De telles prémices, tirons donc les conclusions qui s'imposent !

6. On nous dit que le « non » n'est pas envisageable en France, dans le pays par excellence fondateur de l'Union Européenne. Eh bien, c'est le contraire qui est vrai : c'est justement parce que la France est le pays fondateur que le « non » prendra tout sons sens : celui d'une exigence populaire de réorientation profonde de la construction européenne.

Notre « non » républicain sera d'abord un non au déclin organisé, subi, consenti par nos soi-disant « élites ».

7. Nous serions isolés ? Mais la France n'a-t-elle pas souvent montré le chemin ? En 1972 aurions-nous fait l'union de la gauche avec une philosophie aussi frileuse ? En 1875, aurions-nous osé proclamer la première République existante en Europe, en dehors de la Confédération Helvétique ? Et en 1789, si on écoutait Françlois Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin et jacques Delors, aurions-nous osé faire la Révolution française ? Oui, il faut savoir montrer le chemin et prendre le risque, un temps d'être isolés. N'est-ce pas le choix que nous-mêmes, MDC, MRC avons fait au lendemain de Maastricht ? Et aujourd'hui nous sommes beaucoup moins seuls ! Plus près de nous encore, regardons l'opposition franco-allemande à la guerre d'Irak. Au début nous étions seuls et nous avons rallié au Conseil de Sécurité la majorité des pays du monde.

8. Si la Constitution était rejetée, le désastreux traité de Nice s'imposerait à en croire ceux qui l'ont négocié et signé. Cessez de décrier votre œuvre, Messieurs ! Ce traité est mauvais mais beaucoup moins que la « Constitution » que vous nous proposez ! Alors je le dis à tous ceux qui nous écoutent ici et au dehors : ne manquons pas de courage ! Assumons nos choix dès lors qu'ils sont faits les yeux ouverts, car vous avez, chers concitoyens, des yeux pour lire et pour comprendre. Refusons la régression et la voie du déclin. Rappelons-nous l'exhortation de Jaurès « Le courage c'est de chercher la vérité et de la dire » !

IV - Pour le MRC un impératif absolu : assurer la victoire du « non » dans le pays.

Si le PS dit non la campagne référendaire prendra en grande partie la forme d'un débat gauche-droite. Et ce sera un vrai renouveau de la vie démocratique à gauche. Je crains malheureusement que le conditionnement des militants socialistes soit tel depuis si longtemps que le oui l'emporte, un oui de résignation à ce qu'ils croient être le moindre mal.

Alors le combat prendra une autre forme : celui de la France d'en bas contre la France d'en haut, un conflit frontal entre le monde du travail dans toute sa diversité, y compris les agriculteurs confrontés au démantèlement de la politique agricole commune et les artisans, et les élites mondialisées indifférentes au sort des Français et d'abord des plus pauvres. Le MRC devra alors prendre la tête du « non » en multipliant à travers le pays des comités pour le « Non républicain ». Si notre parti le souhaite, je suis, bien entendu, prêt à prendre la présidence du Comité National pour le « non républicain ».

Alors commencera un combat sans relâche pour rassembler sur une base sérieuse, solide, positive, celle d'un projet républicain pour la France, pour l'Europe et pour le monde, une majorité de Français. C'est possible ! Nous pouvons gagner ! Même contre la coalition des partis de l'Establishment !

Le référendum corse du 6 juillet 2003 l'a montré avec éclat. Artisans et partisans du processus de Matignon, à commencer par Nicolas Sarkozy, ont dû aller se rhabiller. Nos concitoyens de Corse ont montré par leur vote leur attachement à la République et leur volonté de ne pas tomber sous la coupe d'une bande de maffieux ne reculant pas devant les actes les plus odieux comme la tentative d'assassinat de l'iman de Sartène. La majorité des Corses a dit non à l'Establishment. Comme en 1943 pour la libération de la France, la Corse a montré la voie. Et de la même manière les départements antillais ont rejeté des statuts particuliers concoctés par M. Raffarin. Cet apôtre de la France des régions s'est rudement fourvoyé !

Demain le référendum sera encore l'occasion pour les Français de dire NON.
-   Non au déclin, au chômage de masse, à l'érosion constante du pouvoir d'achat par une inflation toujours plus forte que la progression des salaires et des retraites !
-   Non à la précarité qui gangrène le pays, à l'explosion des profits, des dividendes et aux rémunérations exorbitantes de nos grands patrons !
-   Non à l'arrogance et au mépris !
-   Non à l'inféodation de notre politique !
-   Non au démantèlement de la République !
-   Non à l'effacement de la France !

Ce non sera un non positif, un oui à la République, à une Europe démocratique des nations, indépendante et solidaire, un oui à la jeunesse et à l'avenir !

Parallèlement, chers camarades, nous construirons notre parti. Georges Sarre a défini hier dix grandes orientations que j'approuve pleinement. Ces deux tâches peuvent et doivent être menées de concert.

Maintenant tournons-nous vers le Peuple. Nous lui disons notre confiance pour ouvrir avec nous et avec beaucoup d'autres qui nous rejoindront dans ce combat une nouvelle et grande page de notre Histoire.

Vive la République ! Vive la France ! "

Le dernier livre de Jean-Pierre Chevénement paru chez Fayad en 2004, la Photo :

Ouf ! ça va ! A bientôt avec le Communiqué que je fais paraître dans la presse régionale de mon département : l'Indre et Loire ! Et ensuite des moyens pour militer pour un NON argumenté, construit à la Constitution européenne libérale !

A toute de suite !

Par koffi ghyamphy
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Dimanche 12 décembre 2004

Communiqué du Mouvement Républicain et Citoyen adressé aux Citoyens de Tours par l'intermédaire du Journal "La Nouvelle République du Centre"  :

" Le choix majoritaire du PS pour la ratification de la constitution Giscard crée un véritable précédent puisqu’il confirme que la direction du PS n’entend plus refermer « la parenthèse libérale » - expression de Lionel Jospin -  ouverte en 1983. Le PS a donc rallié irrémédiablement le camp du libéralisme qu’il prétend pourtant pouvoir adoucir. Par ce choix du OUI il a déporté son centre de gravité vers la droite centriste en se « blairisant ». Cela bien entendu constitue une véritable hypocrisie politique et un pied de nez certain à toutes celles et tous ceux qui sont prononcés massivement lors des dernières élections régionales et cantonales pour des politiques à gauche sans compromission inutile avec le libéralisme.

Le MRC se déclare clairement pour le NON au projet Giscard et entend porter la voix de la Gauche dans ce combat pour la République bafouée dans ce projet de « constitution » et mener le combat pour une Europe démocratique et indépendante, seules conditions de l’émergence d’un véritable acteur stratégique européen au XXIe siècle. Le MRC appelle toutes celles et tous ceux qui entendent résister à la résignation et continuer le combat à rejoindre un comité pour le « NON républicain » de la Gauche ». Contact : nonrepublicainmrc@yahoo.fr "

 

 

Communiqué de presse : Miss France à Tours !!!!!!!!!!!!!

" Le Mouvement républicain et Citoyen s'inscrit en faux contre la réception d'évènements pseudo culturels comme l'élection de "Miss France" ou la "Star Académy" à Tours. Ces faux évènements s'inscrivent dans la logique déployée par les marchés et contribue à la décérébration du plus grans nombre. Il est dommage que la municipalité ait cédé à cette logique qui consisterait selon les spécialistes à rendre disponible le cerveau du Citoyen à des parts de marché publicitaire. Par ce choix la ville de Tours semble déjà s'inscrire dans le projet "d'une économie sociale de marché hautement compétitive". Il est à espérer que la même énergie sera déployée par la municipalité pour l'organisation d'un débat sur la "constitution européenne" pour éclairer le Citoyen."

 
Par koffi ghyamphy
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Dimanche 12 décembre 2004

 

Voici la lettre que j'ai fait parvenir aux élus de la ville de Tours afin qu'ils se déclarent publiquement pour le NON à la constitution européenne.  

 

La constitution européenne telle qu’elle nous est proposée aujourd’hui constitue-t-elle une avancée, un progrès ou une régression dans la construction européenne ? Poser la question n’a rien d’un paradoxe, car tout indique que les opinions publiques se la posent à leur manière, si l’on veut bien admettre que plus de 60% de l’électorat s’abstient aux élections européennes. Abstention qui, faut-il le préciser, a une signification politique profonde.

 

            Dans notre pays, il apparaît qu’un nouvel esprit souffle : non celui du scepticisme anti-européen, mais celui du ras-le-bol, de la volonté de vérité, du volontarisme politique, du refus de voir justifier le pire sur les plans sociaux et économiques au nom d’un européisme béat et entièrement soumis à l’Europe des libéraux.

 

            Dans notre pays, avec cette constitution qui inscrit dans le marbre l’orientation libérale –Art.III-178 : « Les Etats membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre » + Art.IV-446 : « Le présent traité est conclu pour une durée illimitée »- ce qui est en jeu, c’est la République, c’est l’avenir de la République.

 

            L’Europe libérale, c’est aussi l’absence d’une politique de l’emploi capable d’assurer l’intégration et la cohésion sociale ; c’est l’absence d’une politique industrielle capable de proposer aux peuples européens une Europe de projets communs (ce traité conditionne de manière draconienne les coopérations renforcées entre Etats-membres, Art. 43 I : « L’autorisation de procéder à une  coopération renforcée est accordée par le Conseil des ministres en dernier ressort, lorsqu’il a été établi en son sein que les objectifs poursuivis par cette coopération ne peuvent être atteints dans un délai raisonnable par l’Union dans son ensemble et à condition qu’elle réunisse au moins un tiers des Etats membres ») ; c’est l’absence d’une politique de recherche et d’investigation, soumettant l’innovation au seul critère d’un monétarisme(sanctuarisation accrue du pacte de stabilité) qui ne profite qu’aux détenteurs de capitaux et aux spéculateurs

 

            La constitution condamne à terme nos services publics (rebaptisés « services économiques d’intérêt général ») en les privatisant sournoisement (Art III 33 : « Les Etats membres se déclarent disposés à procéder à la libération des services au-delà de la mesure qui est obligatoire, en vertu de la loi-cadre européenne adoptée en application de l’article III-29 § I, si leur situation économique générale et la situation du secteur intéressé le leur permettent » ), elle empêche toute politique de l’emploi parce qu’elle interdit a priori toute intervention de l’Etat ; elle oblige l’Europe à l’égard de l’OTAN (Art. I-41 : « La politique de sécurité et de défense commune doit être compatible avec la politique arrêtée dans le cadre de l’OTAN + Art. I-41 7 : « Les engagements et la coopération en ce domaine demeurent conformes aux engagements souscrits au sein de l’OTAN qui reste pour les Etats qui en sont membres le fondement de leur défense collective et l’instance de sa mise en œuvre »), c'est-à-dire qu’elle nous soumet à l’Amérique en l’occurrence de Bush, elle fait référence à la religion en supprimant l’idéal républicain de la laïcité, alors que notre constitution, produit d’une histoire révolutionnaire contre l’absolutisme de droit divin, sépare depuis un siècle de le spirituel et le temporel.

 

            Elle propose une conception molle du social, fondée sur la négociation permanente et le contrat, alors que notre modèle est assis sur la loi, le droit et l’organisation structurée syndicalement des groupes sociaux. Sur ce plan elle constitue une véritable régression.

            On peut faire confiance aux partisans d’un européisme non critique pour s’engouffrer dans cette voie.

 

            On peut tout autant compter sur nous pour nous y opposer avec vigueur, au nom de la République et du Social pour construire une Europe européenne et démocratique, une Europe des citoyens. Une Europe que le citoyen déterminera réellement dans ses choix de défense et de politique économique. Une Europe qui sera autre chose que la mondialisation libérale et son négatif : le terrorisme et la pauvreté généralisée ! En appelant publiquement à voter « NON » à la constitution européenne vous préserverez le choix d’une Europe indépendante et ouverte sur le monde libéré de la domination américaine dont l’arme de destruction massive est le libéralisme à tous crins que l’on veut nous imposer par cette constitution !   

 

            Enfin, au titre d’un argument franco-français que je pense décisif, je rappelle que si la France avait été dotée en 1981 d’une telle constitution qui prédétermine le contenu de toute politique dans un sens libéral, jamais la gauche n’aurait pu se présenter devant nos concitoyens avec son programme commun. Voter oui interdit toute chance pour la gauche de revenir aux responsabilités avec un programme en phase avec le peuple de gauche. Il n’y aura pas de salut pour la gauche sans le peuple de gauche et des politiques vraiment à gauche, le 21 avril 2002 constituait cet avertissement.

 

Votez oui à la constitution, ce n’est pas voter pour une Europe sociale demain mais c’est voter maintenant les pleins pouvoirs au marché : Art 3 : « l’Union offre à ses citoyennes et à ses citoyens […] un marché unique où la concurrence est libre et non faussée ».

           

Elues, Elus de Gauche ! Appelez Publiquement à voter NON à la constitution européenne !

Vous pouvez librement reproduire cette lettre et l'adresser à vos élus ! N'hésitez pas ! Quelque soit votre département si vous êtes plutôt pour le NON à la constitution.

Infos : Résulats du référendum interne du PS en Indre le Loire : NON : 34,94 % / OUI : 65,06 %

Infos : Résultats du référendum interne du Ps dans l'Indre : NON : 46,13 % / OUI : 53,87 %

Infos : Résultats du référendum interne du PS dans le Cher : NON : 64,46 % / OUI : 35,54 %

Les fédérations socialistes qui ont voté pour le NON à la constitution européenne : Dep. 02 ; Dep. 03 ; Dep. 07 ; Dep. 08 ; Dep. 10 ; Dep. 11 ; Dep. 14 ; Dep. 18 ; Dep. 20B ; Dep. 23 ; Dep. 27 ; Dep. 33 ; Dep. 40 ; Dep. 46 ; Dep. 47 ; Dep. 50 ; Dep. 51 ; Dep. 52 ; Dep. 58 ; Dep. 60 ; Dep. 65 ; Dep. 66 ; Dep. 71 ; Dep. 76 ; Dep. 80 ; Dep. 91 et enfin la Martinique.  

A ce jour 57 % des français et des françaises ne se déclarent pas sur la question. Une large majorité des français et des françaises restent donc à informer sur ce traité ! Afin qu'ils puissent voter le jour du référendum en toute connaissance de cause !

Demain je vous présenterai en Exclusivité l'éxécutilf de la Commission européenne, ceux qui dirigeront d'une main de fer l'Europe libérale si la constitution passe.

 

Par koffi ghyamphy
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Dimanche 12 décembre 2004

Exclusivité Infos :

Hubert Védrine, ancien minsitre des Affaires étrangères, spécialiste de la géopolitique européenne plaide pour le NON à la constitution européenne. Mais grand mystère, son opinion sur le sujet de la constitution est passée à la trappe ! Etrange NON !!!!!!!!

Donc je vous livre sa brillante analyse de la situation européenne et pourquoi il pourraît appeler à voter NON à la constitution européenne.

Hubert Védrine vous parle :  « Réalisme, idéalisme europhile ou inconséquence - notre pays s'est privé ces dernières années de plusieurs de ses leviers d'influence. Il a accepté, au nom de l'intérêt général, de renoncer à son second commissaire, ce qui nous en laisse un sur vingt-cinq. De ne plus avoir que 87 parlementaires européens, puis 72 à partir de 2004, quand l'Allemagne en conserve 99. Et bientôt, de ne peser que 13 % des droits de vote au conseil dans le cadre démographique de la « double majorité » quand l'Allemagne comptera pour 18 %. Cela ne peut pas être sans conséquences. Malgré cela, des responsables politiques et des commentateurs français appellent de leurs vœux comme un indispensable progrès, une extension du vote à la majorité. Dans l'état actuel des choses, cela minorerait encore plus sûrement les positions françaises et de la gauche française en particulier. … Les populations ne semblent pas souhaiter que le processus d'intégration aille au-delà des limites déjà atteintes. Qu'il s'agisse de l'intégration économique qui paraît malheureusement se confondre avec la mise en concurrence avec le monde entier, les migrations, les délocalisations. Ou d'une intégration politique accrue qui menace de désintégrer les Etats nations, seuls cadres crédibles et repères visibles et compréhensibles à ce stade, de la démocratie politique et de la cohésion sociale, ne serait-ce que pour des raisons de proximité et de langue. D'où ces électorats circonspects, attachés à leurs identités malmenées et qui, face à une fuite en avant proclamée obligatoire et qui leur est de plus en plus extérieure, n'opposent plus que de la défiance d'une abstention massive et fataliste. »

Cette analyse n'appelle aucun commentaire ! Mais elle nous force quand même à penser que voter oui à la constitution européenne serait un véritable cataclysme pour la démocratie !!!!!!!!!!!!!!!

Exclusivité Info :

 

Marc Dolez, député et premier secrétaire de la fédération du PS, la plus importante de France après le Pas-de-Calais vous parle :

« Tout d’abord, ce projet constitue le triomphe de la conception anglo-saxonne de l’Europe : le libre-échange, le grand marché, la « liberté de circulation pour les marchandises, les hommes, les capitaux et les services ».

Pierre Mauroy lui-même, pourtant partisan du Oui, reconnaît que ce texte « baigne dans le libéralisme ». Détail significatif : le terme « marché » revient 78 fois, la « concurrence » est citée 27 fois ; le progrès social, lui, est évoqué à 3 reprises. Bref, concurrence et compétition priment tout le reste, et sont supposer tout réguler – y compris les systèmes sociaux. Les services publics disparaissent au profit des « services d’intérêt économique général », également soumis à cette logique.

Et qu’on ne vienne pas nous expliquer qu’une loi-cadre peut garantir ces derniers, puisqu’il est explicite que cette dernière serait soumise à la logique d’ensemble de la constitution.

Notons enfin que l’indépendance absolue de la banque centrale européenne représente tout à la fois l’abdication du politique, et un terrible handicap pour la croissance. Même aux Etats-Unis, les statuts de la Réserve fédérale comportent un objectif de croissance – et pas seulement la « stabilité des prix »…

 

Par koffi ghyamphy
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Lundi 13 décembre 2004

 

 

Exclusivité Info : La nouvelle Commission libérale européenne. C'est qui ?

 

 

 

Voici la commission européenne comme on ne vous en a jamais parlée. Et oui ! Les tenants d’un européisme béat et non critique sont assez frileux à nous révéler les caractéristiques de ceux qu’ils se sont choisis pour renforcer l’Europe libérale.

Les nouveaux commissaires européens veulent la constitution européenne qui leur donne les pleins pouvoirs. Alors levons le rideau sur ce club très select :

 

La commission européenne est un collège de 25 membres (les commissaires européens) qui aujourd’hui se caractérisent par une politique ultralibérale.

Son président est le sémillant José Manuel Barroso, ancien premier ministre libérale du Portugal. Ce Monsieur s’est fait remarquer en Europe pour avoir pris l’initiative d’un intense lobbying appelant les pays européens à soutenir l’agression américaine contre l’Irak et ce contre l’avis de peuples européens. La France s’était résolument opposé à cette agression contraire au droit international.

Pour son action contre Bush, la France a été sanctionnée dans l’établissement de cette nouvelle commission : sur les 25 postes de commissaires européens, il est accordé à la France celui des Transports, considéré comme de deuxième zone !

 

Le poste stratégique de Commissaire aux « entreprises et industries » est confié à Günter Verheugen : son seul objectif proclamé est d’organiser et d’imposer la flexibilité du marché du travail et la libéralisation des services publics en partenariat avec l’UNICE (le MEDEF au niveau européen).

 

Le poste de Commissaire au « marché intérieur » est confié à Charlie McCreevy, il a déclaré en prenant ses fonctions : « les industries se rendent là où le retour sur investissement est le meilleur. Si on libéralise les échanges, il y a davantage de flux ». Il entend donc contre l’avis des peuples européens accélérer les délocalisations !

 

Le poste de Commissaire au « commerce extérieur » est confié à Peter Mandelson, il a déclaré : « l’Europe continuera d’autant plus à bénéficier de la globalisation que les échanges et les investissements seront encore plus libéralisés ». C’est dire que son action s’inscrit dans le cadre de la mondialisation libérale sans chercher à l’ajuster aux revendications des millions d’européens pour des politiques sociales et de création d’emplois respectant la dignité humaine.

 

Le Poste de commissaire de « la concurrence » est confié à Dame Neelie Kroes-Smit. Ministre des transports et des télécommunications des Pays-Bas, elle s’est fait connaître pour avoir privatisé la Poste néerlandaise. Elle a été membre aussi de nombreux conseils d’administration de grandes sociétés privées : de 1996 à 1997, elle travaillait pour le compte du géant américain Lockheed (armement américain) en tant qu’agent de lobbying. Son rôle sera d’imposer aux européens les décisions des multinationales majoritairement américaines au mépris des souverainetés populaires.

D’ores et déjà Dame Neelie Kroes-Smit entend limiter les aides publiques dans la mesure où « elles risquent de retarder les changements structurels nécessaires » (les adaptions au libéralisme). Son objectif principal est la libéralisation accrue de l’économie européenne.

Elle a déclaré, ouvrons bien nos oreilles : « lorsque l’on a commencé à réciter l’alphabet du libéralisme, il faut aller jusqu’au bout ».

 

Les membres de l’actuelle Commission européenne Barroso, formant le véritable gouvernement économique de l’Europe veulent à tout prix la « constitution européenne ». Pourquoi ?

 

-         Parce que la « constitution » parachève le marché et l’organisation d’un système oligarchique de prise de décision. Avec la « constitution », les commissaires pourront juridiquement décider de tout contre l’avis des peuples européens.

-         Parce qu’elle constitutionnalise le libéralisme en l’inscrivant dans un texte juridique et en lui conférant le rang de norme juridique supérieure à toute autre pour juger des politiques sociales et d’investissements productifs.

 

Voilà maintenant nous connaissons un plus l’Europe de la constitution et bien entendu prétendre que l’on pourra la réformer après coup et mener des politiques sociales et industrielles ambitieuses constitue une véritable hypocrisie. Avec la constitution européenne présidée par Giscard, l’Europe sociale, c’est pour jamais ! Que l’on se le dise ! et que l’on cesse de nous mentir ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Par koffi ghyamphy
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Mardi 14 décembre 2004

Exclusivité info: référendum ATTAC sur la  constitution européenne et votre dernier film dans la plus grande salle qu’est la France : Maastricht Reloaded ! ! ! ! ! ! ! ! !

 

 

 

Résultats de la consultation d’ATTAC sur le traité constitutionnel le 11 décembre 2004

Nb d’électeurs : 29500

Votes reçus : 12609

Suffrages exprimés : 11773

Blancs : 79

 

Question n°1 : Etes-vous pour ou contre la ratification du traité constitutionnel européen ?

Pour : 1275 soit 10,8%

Contre : 9890 soit 84%

Abstention : 608 soit 5,2%

 

Question n°2 : Souhaitez-vous qu’ATTAC donne des indications de vote ?

Pour : 8479 soit 72%

Contre : 2307 soit 19,6%

Abstention : 987 soit 8,4%

 

*****************************************************

 

Bientôt votre dernier film dans la plus grande salle qu’est la France :

 

Maastricht Reloaded ! ! ! ! ! ! ! ! !

 

Aux armes Citoyens ! Citoyennes ! Mais aux armes de l’esprit !

 

Appels à tous les citoyens, citoyennes, militants, militantes, sympathisants, sympathisantes, qui ne se reconnaissent pas dans le choix de leurs formations politiques appelant à voter oui à la constitution européenne ! ! ! ! ! ! ! ! !

 

L’article 3 de la constitution institue la concurrence libre et non faussée dans les domaines de la vie du citoyen européen.

Il s’agit donc de graver dans le marbre la loi de la jungle capitaliste. Cette constitution est le retour de Maastricht à l’infini et à perpétuité dont les conséquences vous sont déjà bien connues : chômage massif et accru, régressions sociales (baisse du niveau des retraites, déremboursement des médicaments, arrogance des banques contre les consommateurs), précarité généralisée de l’emploi, perte du pouvoir d’achat, diminution accrue des salaires, abandon de nos industries, démission de l’Etat et donc casse des services publics (la Poste, EDF…), résurgences des néo-fascismes de tout bord !

 

Vous pouvez encore sortir de la matrice maastrichtienne en votant contre ceux qui défendent des mensonges à la face du monde depuis maintenant des années et qui vous obligent à penser qu’il s’agit d’un seul choix possible : l’alignement sur le moins disant social et politique, le repli sans avenir sur une Europe américanisée et passoire de la mondialisation libérale, la protestation stérile pour sauver les apparences !

 

Vous pouvez encore voter contre la constitution Giscard et pour une Europe européenne et démocratique, une Europe des Citoyens ! Une Europe que vous déterminerez réellement dans ses choix de défense et de politique économique. Une Europe qui sera autre chose que la mondialisation libérale et son négatif : le terrorisme et la pauvreté généralisée ! En votant « NON » à la constitution européenne vous préserverez à nouveau le choix d’une Europe indépendante et ouverte sur le monde libéré de la domination américaine dont l’arme de destruction massive est le libéralisme à tous crins que l’on veut nous imposer par cette constitution !

 

Le jour du référendum sur la « constitution européenne » dites leur ça suffit en votant NON ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !

Par koffi ghyamphy
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Mercredi 15 décembre 2004

Quoi de neuf en Europe : le rapport Wim Kok

 

Constatant l’insuffisance de libéralisme en Europe, le Conseil européen (réunion des Chefs d’Etat et de gouvernements des Etats-membres) a commandé un rapport à Monsieur Wim Kok, ancien dirigeant de l’internationale socialiste.

Le rapport de Wim Kok est un chef d’œuvre de la conversion socialiste au libéralisme :

1)    rappel et justification de la stratégie de Lisbonne (vous savez le « machin » que Lionel Jospin a signé main dans la main avec Jacques Chirac). La stratégie de Lisbonne se donnait pour objectif « d’encourager les échanges commerciaux et la concurrence par la réalisation du marché unique et l’ouverture des secteurs jusqu’ici abrités et protégés. Elle vise à instaurer un climat favorable pour les entreprises et les affaires et à accroître la flexibilité et la capacité d’adaptation sur le marché du travail… »

2)    le rapport Wim Kok rappelle « les faiblesses structurelles persistantes »

3)  le rapport précise que la stratégie de Lisbonne « ne prendra pas fin à une date précise, elle fera constamment l’objet de renouvellements, de réévaluations et de nouveaux engagements »

4)    le rapport envisage de « vaincre les blocages » au libéralisme

5)  le rapport préconise la privatisation sournoise des universités à travers des « partenariats publics / privés »

6)  la stratégie de Lisbonne est réaffirmée pour soi disant pour « une croissance économique durable [qui] est toujours allée de pair avec une ouverture des marchés » ; « assurer une transposition efficace du droit [libéral] communautaire ; éliminer les entraves à la libre circulation des services dans l’Union [c'est-à-dire leur mise en concurrence] ; libéraliser progressivement les marchés et les industries de réseau, et notamment le gaz et l’électricité (2007), les services postaux (2006), le transport ferroviaire (2008) et l’espace aérien ; réduire les aides d’Etat à 1% du PIB ».

7)    le rapport précise qu’il « est fondamental de continuer à ouvrir les marchés européens des biens et des services », « d’augmenter de 5 ans de l’âge moyen affectif auquel les personnes cessent de travailler », d’adapter les systèmes de protection sociale et de promouvoir le travail intérimaire

 

Voilà ce qui a fait récemment l’actualité en Europe ! Voilà ce que sont les recettes de Monsieur Wim Kok, ancien dirigeant de l’internationale socialiste et converti au libéralisme ambiant en Europe. Avec les recommandations de Monsieur Wim Kok, on constate là aussi que l’Europe sociale, ce n’est pas pour maintenant mais Jamais.

Par koffi ghyamphy
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Jeudi 16 décembre 2004

La nouvelle Commission, celle de Monsieur Barraso que je vous ai déjà présenté, aura comme priorité majeure de mettre en place la directive sur la « libéralisation et la déréglementation de toutes les activités de service en Europe ».

Ce texte prévoit de faire prévaloir le principe dit du « pays d’origine » : un fournisseur de services serait soumis à la législation (notamment sociale et salariale) du pays où il possède son siège, et non plus du pays où est fourni le service.

L’UNICE (medef européen) soutient activement ce projet et estime que 66% du PIB de l’UE, de même que 75% des emplois sont concernés par les activités de service.

L’association des chambres de commerce des Etats-Unis a invité les pays membres de l’UE à adopter cette déréglementation « le plus tôt possible », afin de « réduire considérablement les coûts en Europe », ce dont « les consommateurs et le monde des affaires profiteront ».

 

La construction européenne libérale est donc belle et bien sous influence américaine. A quand une Europe indépendante des Etats-Unis et leur faisant contrepoids ? : En tout cas pas avec la constitution qui reprend la directive sur la « libéralisation et la déréglementation de toutes les activités de service en Europe », encouragée et demandée par les multinationales américaines.

 

 

Par koffi ghyamphy
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Vendredi 17 décembre 2004

Actualité politique : référendum sur la constitution européenne !

 

Le 14 juillet 2004, le Président de la République a décidé de consulter les Français et les Françaises sur le projet de "constitution" européenne.

Cette constitution ultralibérale sert à graver dans le marbre un modèle économique qui laisse le marché roi et le Citoyen démuni face à la loi impitoyable de " la concurrence libre et non faussée".

 

Pour faire entendre votre Voix contre la technocratie !

Pour dire NON au néo-libéralisme permanent !

Pour dire NON à la soumission à l'OTAN !

Pour dire NON au démantèlement de droit des travailleurs !

Pour dire OUI à une Europe indépendante des Etats-Unis !

Pensez à vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2004 !

 

Depuis le traité de Masstricht qui faisait déjà de "l'Europe est un grand marché où la concurrence est libre" les gouvernements successifs se sont servis de l'alibi de la construction européenne pour :

 

- casser un à un les services publics (France-Télécom, La Poste et même l'école...)

- accroître les injustices sociales en mettant en avant des protections illisoires...

- généraliser les sous-emplois et la précarité au détriment des vrais contrats de travail

- évacuer l'obligation de négociations entre partenaires sociaux

 

Premières conséquences pour notre pays :

- remise en cause du droit du travail revu à la baisse afin de répondre aux exigences du MEDEF

- délocalisations autorisées par la "loi cadre-européenne" sous prétexte de "liberté d'établissement" (Art. III-138) vers des pays à main d'oeuvre sous payée

- bradage des grandes entreprises publiques (Air France, EDF,...) au détriment de l'emploi et de la recherche dans notre pays

 

Et pour demain au nom de l'Europe :

- la privatisation de l'enseignement, l'appauvrissement de la culture, la mise en concurrence stérile des établissements publics/privées, le développement des écoles confessionnelles, le renoncement à l'idéal républicain de la laïcité

 -  l'alignement des salaires et de la protection sociale par le bas (possibilité d'employer ses salariés des pays européens les moins avancés socialement en leur appliquant l'échelle des salaires et la protection sociale de leur pays)

 

Voter oui au référendum sur le traité constitutionnel européen : "la constitution" ce serait acquiescer à toutes les destructions sociales que notre pays a subies depuis 20 ans, ce serait un formidable encouragement donné au MEDEF et aux libéraux pour continuer à réduire les droits des salariés

 

L'actuel président de la commission européenne, Mr Barroso est le représentant des néo-conservateurs ultra-libéraux européens, ayant appelé à soutenir l'intervention américaine en Irak ! Cela laisse présager ce que serait la politique étrangère de l'Europe dans le cadre d'une défense commune sous l'égide de l'OTAN

 

Agissons ensemble pour donner un coup d'arrêt à la construction libérale de l'Europe : VOTONS NON au référendum sur la "constitution" *

 

Dites leur STOP en Votant NON !!!!!!!!!!

*Vous pouvez librement reproduire ce tract pour le diffuser autour de vous ! Citoyens, Citoyennes !

Par koffi ghyamphy
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Citoyens Militants



 

 

Le bulletin (4 pages) est disponible ci-dessous au format PDF.

 



 

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