*LIVRET A : Rassemblement devant le Sénat le 29 avril*
Le Collectif « Pas touche au Livret A » a arrêté le principe d’un rassemblement le 29 avril prochain devant le Sénat. Ce jour là, Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence, sera
auditionnée par les sénateurs. Le Collectif entend se saisir de cette opportunité pour :
Obtenir une entrevue auprès de Neelie Kroes (une demande à cet effet va lui être adressée aujourd’hui même).
Rappeler notre exigence : que le recours engagé, en 2007, par le gouvernement français, devant la Cour des Justice des Communautés européennes, contre la décision de banaliser le Livret A soit
porté jusqu’à son terme. Rappelons que suite au recours gouvernemental, le mouvement HLM, plusieurs associations d’élus locaux, une dizaine de sénateurs du groupe socialiste, la Banque postale et
les Caisses d’épargne ont également engagé un recours.
Dénoncer l’instrumentalisation faite par le ministère des Finances de la décision de la Commission européenne. En effet, l’injonction de Bruxelles se limite à l’ouverture de la distribution du
Livret A. Or, Madame Christine Lagarde a décidé soit d’aller très au-delà des attentes de la Commission européenne soit de les ignorer totalement.
Ainsi le ministère des Finances prône une remise en cause de la centralisation exclusive de l’épargne collectée auprès de la CDC, financeur N° 1 aujourd’hui du logement social, qui vise à confier
à terme l’essentiel du financement du logement social au secteur bancaire privé. Bruxelles ne demande rien de tel et ne remet pas en cause le rôle de la CDC.
Ainsi le ministère des Finances refuse de suivre la demande de la Commission européenne visant à rémunérer les établissements collecteurs en toute transparence sur la base des coûts réels
(recours à la comptabilité analytique) afin d’éviter toute surcompensation au profit des banques. Le ministère préfère un taux de commissionnement forfaitaire de 0,6 % qui avantage
considérablement l’établissement qui a les coûts de collecte les plus faibles : c’est-à-dire la banque en ligne étrangère ING. Banque que Mme Christine Lagarde connaît très bien puisqu’elle a
participé à l’élaboration de sa stratégie de développement en tant que membre de son conseil de surveillance, et cela juste avant d’intégrer le gouvernement Villepin.
Mme Christine Lagarde a fait son choix : avantager les banques au mépris de l’intérêt général (financement du logement social et lutte contre l’exclusion bancaire).
Les demandeurs de logements sociaux et les exclus du système bancaire
sont donc les victimes toute désignées de la réforme voulue par Bercy.
De même que le monde rural et les quartiers sensibles (déjà plus de 1 000 fermetures d’agences Caisses d’épargne sont programmées dans le cadre de cette réforme et la Poste s’apprête très
vraisemblablement à engager un mouvement identique de plus grande ampleur).
Enfin les collectivités locales, et donc le contribuable, feront les frais de cette réforme qui menace de déstabiliser tout le système de financement du logement social. Les collectivités locales
n’auront le choix qu’entre augmenter leur contribution au financement de la construction (et donc la fiscalité locale) ou réduire leur programme
dans un contexte de crise aggravée du logement.
*Le Collectif « Pas touche au Livret A » exige enfin que toute réforme visant à « améliorer « le financement du logement social, conformément à l’orientation fixée par le Président de la
République, se fasse enfin sur la base d’une concertation réelle et sérieuse, associant pleinement le ministère du Logement, avec l’ensemble des acteurs et notamment ceux que Bercy a pris
délibérément soin d’écarter ou d’ignorer car considérés comme des gêneurs : les associations d’élus locaux, les associations de consommateurs et de locataires et l’ensemble des organisations
rattachées au Collectif « Pas touche au Livret A »
Le Kremlin Bicêtre, le 6 avril 2008, 17h
Le Conseil national du MRC (Mouvement Républicain et Citoyen), réuni le 6 avril, a adopté un projet de texte d'orientation, en vue du Congrès qui se tiendra le 21 et 22 juin au Kremlin Bicêtre (Val
de Marne).
La situation est d'une gravité exceptionnelle. La crise financière est là. La crise de l'hégémonie américaine est patente. La réponse est dans une réorientation de la construction européenne au
sein d'un monde multipolaire. La gauche ne peut pas continuer à s'inscrire dans un projet de simple alternance. Elle doit offrir une alternative progressiste à la politique de M. Sarkozy.
Le MRC offre à la gauche un projet républicain, comportant notamment la possibilité de nationalisations partielles ou totales, pour préserver le tissu productif.
Le Conseil national s'est également félicité de la disponibilité de Jean-Pierre Chevènement (actuellement président d'honneur du MRC) à reprendre la présidence active du MRC à l'issue du Congrès de
juin. Il a enfin manifesté la volonté du MRC de s'inscrire dans un processus de refondation républicaine par la création d'un grand parti de toute la gauche.
Cette refondation ne saurait en aucun cas être confondue avec une adhésion au PS. Il s'agit de créer un électrochoc pour rassembler toutes les sensibilités, attirer les nouvelles générations et
ancrer la gauche dans le peuple
.
Nul ne peut affirmer sérieusement que la séquence électorale que nous venons de connaître est synonyme d'un sursaut de la gauche.
La victoire d'un certain socialisme municipal n'est qu'une courte façon de voir et cette prétendue victoire ne
permet pas d'envisager le devenir collectif de la gauche.
D'ailleurs cette prétendue victoire est le souvent le fruit d'une combinatoire aléatoire : le même agencement
qui faisait gagner à un endroit était la cause d'une défaite à un autre endroit !
Bref rien de très neuf. Et alors je pense qu'un enseignement peut être retiré de tout cela : la gauche est très
loin d'être prête à se poser la question problématique de ses alliances ! Tout cela est trop instable. La gauche est instable !
Donc, nous républicains de gauche, notre devoir demeure le même : affirmer notre cohérence politique,
l'inscrire dans le paysage politique, mener les contacts utiles avec nos partenaires de la gauche et appeler à une refondation républicaine de la gauche qui conjurera son
instabilité.
Alain Gabillet, conseiller délégué à la qualité de vie des quartiers à Joué-Lès-Tours.
Dominique Berdon, conseiller délégué à l'environnement et au développement durable à Amboise, conseiller communautaire.
Yolande Brives, conseillère déléguée au CCAS et aux relations internationales auprès du Maire de Tours ( à confirmer pour cette dernière affectation).
Actes du colloque de la Fondation Res Publica : Quel
gouvernement économique de la zone euro ?
Les actes du colloque du 18 février sont disponibles en ligne sur le site de la Fondation Res Publica.
- L'échec de la stratégie de Lisbonne, par Françoise Bouvier, maître de conférences à l'Université de Franche-Comté
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